Le modèle qu’OpenAI avait temporairement freiné cet été en raison de risques élevés en cybersécurité commence à s’ouvrir aux abonnés Plus. Pour l’instant, son accès reste limité à Work et Codex.

Certains abonnés ChatGPT Plus ont accès depuis ce matin au nouveau modèle GPT-6 Astra. ©Nicolas Guyot pour Clubic
Certains abonnés ChatGPT Plus ont accès depuis ce matin au nouveau modèle GPT-6 Astra. ©Nicolas Guyot pour Clubic

Quelques jours après sa présentation officielle le 3 septembre, GPT-6 Astra commence déjà à descendre d’un étage dans la gamme ChatGPT. Jusqu’ici réservé à un nombre limité d’organisations, le nouveau modèle d’OpenAI apparaît désormais chez certains abonnés Plus (20 dollars/mois).

Le déploiement reste toutefois très encadré. Astra n’est pas un modèle tout à fait comme les autres : lors de son développement, ses capacités en programmation et en cybersécurité avaient conduit OpenAI à suspendre temporairement les travaux, le temps de renforcer ses garde-fous face à un niveau de risque jugé potentiellement critique (seuil « Critical ») dans son propre cadre d’évaluation.

Work et Codex d’abord, le chat classique devra attendre

Pour le moment, GPT-6 Astra ne remplace pas GPT-5.6 Sol dans les conversations classiques. Les abonnés Plus peuvent surtout le retrouver dans deux environnements spécialisés.

Le premier est Work, pensé pour les tâches longues et complexes : recherches, analyses, production de documents, tableaux ou présentations, avec la possibilité de reprendre et d’adapter un travail déjà engagé. Astra est également disponible dans Codex, l’environnement destiné au développement.

OpenAI n’a en revanche pas encore indiqué quand Astra pourrait rejoindre le sélecteur du chat classique, qui reste pour l’instant dominé par GPT-5.6 Sol.

  • Chat dans différentes langues, dont le français
  • Générer, traduire et obtenir un résumé de texte
  • Générer, optimiser et corriger du code
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Ce qu’Astra change sur les tâches autonomes, chiffres OpenAI à l’appui

C’est sur les tâches autonomes que l’écart paraît le plus marqué. D’après les mesures communiquées par OpenAI, Astra atteint 57,9% sur Terminal-Bench 4.0, contre 37,3% pour GPT-5.6 Sol. Sur OSWorld 2.0, le gain est plus mesuré, avec 72,6% contre 65,7%. Dans les simulations de latence menées par OpenAI sur ce benchmark, Astra mettrait environ 40 minutes par tâche, contre 75 minutes pour son prédécesseur.

Sur MRCR v2, qui mesure la capacité à retrouver des informations dispersées dans un contexte très long, Astra atteint 96,3% entre 512 000 et un million de tokens, contre 73,8 % pour Sol. Des chiffres maison, donc à prendre avec les précautions habituelles, mais qui traduisent assez bien le gain de performances potentiel avec ce nouveau modèle.

Astra est par ailleurs conçu pour enchaîner davantage d’actions seul : naviguer sur le Web, manipuler une interface, remplir un formulaire, diagnostiquer un problème à l’écran ou poursuivre une tâche sur plusieurs étapes. OpenAI le présente d’ailleurs comme son meilleur modèle à utiliser avec un ordinateur.

Et pour les comptes gratuits ? La question viendra forcément ensuite. Avec GPT-5.6, OpenAI avait réservé Sol aux abonnements payants et confié aux comptes gratuits GPT-5.6 Luna, plus léger et plus rapide.

Le même scénario pourrait se reproduire avec GPT-6, mais rien n’a encore été annoncé par la firme de Sam Altman : pas de déclinaison allégée ni de calendrier pour les comptes gratuits et encore moins de généralisation d’Astra dans le chat classique. Le déploiement a donc commencé, mais OpenAI garde encore GPT-6 sous surveillance rapprochée.

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